
Voici l'affiche du festival que nous organisonsavec notre compagnie cet été. Du 18 au 29 juillet, nous investissons la Grotte, pour proposer au public un foule de spectacles différents, du match d'impro à l'Humour du Risque, en passant par les pièces improvisées, les rencontres internationales d'improvisateurs, et un spectacle expérimental ou nous travaillons entre musiciens comédiens et danseurs (compagnie Mistral'est)
Si vous êtes dans le coin venez vous raffraichir avec nous dans notre beau sous sol!
La Teuf de l'impro du 18 au 29 juillet 2007 à la Grotte 15 rue des juifs 67000 STRASBOURG
Renseignements: 06 18 08 09 81
Je viens de terminer une semaine d'ateliers de théâtre d'impro au collège Erasme de Hautepierre, dans le cadre de l'opération Ecole Ouverte. Il s'agit d'ateliers proposés par des artistes et sportifs locaux aux jeunes scolarisés dans l'établissement qui ne partent pas en vacances. L'occasion pour eux de découvrir leur collège avec un autre regard en s'adonnant à des pratiques inhabituelles.
L'atelier que j'ai proposé était axé sur la pratique du théâtre comme moyen d'expression sans la perspective inhibante de jouer devant un public. L'atelier leur a permis de mettre en scène des éléments de leur vie quotidienne en les détournant sur le ton de l'humour. Les quatres participants, Sheriane, Amir, Mark-Adams et Zekeria ont notamment proposé de jouer avec moi une scène d'un cours de maths.
Je jouais le rôle du professeur tandis qu'Amir jouait celui de l'élève. Celui-ci a d'abord pris le parti de perturber le cours en chahutant et en répondant à son professeur qui dans un premier temps semblait désemparé. Impuissant , il décida alors d'inverser les rôles et de mettre l'élève en situation de poursuivre le cours sur les multiplications. Jouant le le jeu, il se mit à énoncer des règles incompréhensibles "pour calculer la racine carrée de l'addition de la multiplication, il faut prendre son stylo et souffler dedans...". De son côté, le professeur commença lui aussi à perturber le cours en répétant les phrases prononcées par l'élève qui mit en oeuvre des solutions radicales pour le contenir "tu vas au coin et tu recopies 47000 fois je me tais en classe" . Mais rien n'y fit. Lorsque le professeur, l'élève ayant le dos tourné, lui lança ses chaussettes, ce dernier eut un fou-rire qui le fit regarder son professeur avec un oeil nouveau. Cette fois, il avait réussi à le toucher grâce à son humour et son sens de la dérision. L'élève acepta finalement de retourner à sa place et l'impro se termina là-dessus.
Je pris un temps à la fin de l'improvisation pour essayer de faire le parallèle avec leur vie réelle et Amir me dit qu'il s'était directement inspiré d'un de ses copains qui adoptait un comportement similaire à ce qu'il avait joué. Il m'a dit qu'il se rendait compte en se mettant à la place du professeur combien ça pouvait être difficile pour lui. J'ai conclu l'atelier sur cette discussion.
Le derrnier jour d'atelier, les jeunes m'ont fait part de leur envie de jouer pour certains de leurs amis qui participaient à un atelier cuisine dans l'établissement. Nous avons donc mis au point un sketch reprenant la recette que l'atelier cuisine travaillait, celle des nems. Nous devions le jouer quelques minutes avant la fin du cours,pour les huit filles travaillant en cuisine. Mais arrivés à la salle, nous nous sommes retouvés face à une porte close, les répétitions avaient un peu trainé. Des jeunes passant par là nous ont informé que tout le monde s'était rendu au gymnase pour assister à la représentation de l'atelier de dans Hip Hop. Je leur ai proposé de jouer le sketch la-bas, sans grande conviction car je me doutais bien que l'ambiance serait bien différente que celle d'une cuisine, ou nous devions avoir tout au plus huit spectatrices. Ce contretemps m'obligea à leur annoncer que je ne pourrai pas les suivre jusqu'au bout, car j'avais un rendez-vous de prévu juste après l'atelier. En arrivant à la salle, il y avait effectivement une bonne quarantaine de jeunes, essentiellement des garcons, chauds comme la braise au son du hiphop. Pendant la démo de danse, je sentais les miens de plus en plus impressionnés par la foule et l'imminence de leur éventuelle représentation. En effet, je leur avais bien signalé que s'il décidaient au dernier moment de ne pas jouer, l'essentiel était d'avoir pris du plaisir dans l'atelier. Arriva le moment fatidique ou je me demandais moi-même si j'allais les annoncer ou non, je regardais l'heure et je me rendis compte que je serai en retard à mon rendez-vous. J'ai senti dans leurs regards qu'ils étaient malgré tout prêts à le faire mais qu'ils comptaient sur moi pour attirer l'attention des jeunes sur eux. Ce que je fis. Je me rendis au milieu de la piste de danse et me présentai au public comme l'animateur de l'atelier théâtre et leur demandai de rester silencieux pendant le sketch. Il s'exécutèrent, et ce fut un moment de pur bonheur pour moi de les voir concrétiser un travail qu'ils avaient fourni pendant quatre jours, et une volonté qui était uniquement la leur de se confronter à un public avec un succès certain, même si le sketch était beaucoup plus abouti lors des répétitions, le stress du au regard de l'autre les ayant un peu tendus.
Eschau / École de théâtre
Trois coups pour rire 
L'association Les Trois coups a repris ses activités avec les premiers ateliers de théâtre d'improvisation qui se déroulent au centre Camille-Claus, depuis le début du mois d'octobre.
Ils tournent à raison de deux séances par semaine. La première est réservée aux 10-12 ans. Cette tranche d'âge est une nouveauté pour l'association qui fonctionne maintenant depuis deux ans et qui n'accueillait, jusqu'à présent, que des jeunes de 13 à 17 ans.
Des ateliers de nuit
au mois de mai
« Nous aurions pu accueillir un groupe d'adultes, mais nous manquons de place, explique le président Bernard Flutsch. Selon le souhait des professeurs, nous ne pouvons prendre qu'une douzaine d'enfants par groupe. Nous avons donc dû refuser des inscriptions. »
La nouvelle saison promet d'être riche en événements : « Nous avons beaucoup de projets, notamment des ateliers de nuit en forêt d'Eschau, prévus début mai, et un spectacle en salle en fin d'année. »
Pour l'heure, les enfants occupent l'espace. Ils se déplacent en un groupe compact et écoutent attentivement leur professeur : « Déplacez-vous en groupe, en gardant toujours les mêmes distances entre vous », demande Fayssal. Le professeur de théâtre est membre de la compagnie du Théâtre de l'Oignon, basée à Strasbourg, et intervient également dans les écoles élémentaires.
« Si grâce à moi
il y a un peu de joie... »
« En ce moment, on apprend à s'écouter en groupe, on fait un exercice qui ne passe pas par
On lit la motivation sur le visage des jeunes participants. Julie explique qu'elle a vraiment envie de faire rire le public et de réussir. Thomas également. Il a 11 ans et demi et avoue être heureux... « si grâce à moi il y a un peu de joie pour ceux qui ont une vie pas vraiment géniale ». Quant à Nina, 10 ans et demi, elle est tombée dans le théâtre à l'école maternelle et, depuis, elle en redemande. « Je m'amuse en faisant le pitre et ça me plaît. A la maison, j'ai même monté une pièce avec un copain pour les membres de la famille, qui ont bien ri. Ils ont posé des questions et on a improvisé. »
Le chemin à parcourir n'est pas facile, notamment pour les plus timides. A travers les exercices, nos jeunes acteurs devront apprendre le collectif, le risque, l'humilité, l'aisance... des difficultés qu'ils sont bien décidés à surmonter.
M. Ey.
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Juste un peu d'imagination... Le Théâtre de l'Oignon à la médiathèque.
(Photo DNA - Julien Kauffmann)
A la grande salle de la médiathèque de la vallée, à Kaysersberg, se sont retrouvés de nombreux parents et enfants. Le Théâtre de l'Oignon y donnait des contes improvisés.
Fayssal Ben Bahmed, le Kaysersbergeois, et Sophie Pereira étaient présents pour la seconde fois pour une telle animation. Les comédiens s'apprêtent à partir en tournée en Bulgarie, dans le cadre d'une compétition internationale d'improvisation où ils représenteront l'Alsace.
Ce mercredi, les improvisations avaient pour thème le printemps. Les comédiens se sont nourris des mots dits par les enfants, après le rituel chant d'entrée : « Pour plonger dans une histoire, pas besoin de baignoire, ni de grosses machinations, juste un peu d'imagination... » Tous deux débordaient en effet d'imagination, rebondissant allègrement de mot en idée, d'idée en image, d'image en émotion.
Deux comédiens qui ont aussi émerveillé les adultes par leur sens de l'improvisation et la vitalité de leur spectacle.