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Pseudo: Fayssal BENBAHMEDCatégorie: Art et CultureDescription:
Fayssal Comédien-Musicien-Danseur-Improvisateur
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Lundi 20 Novembre 2006

Au delà de la sortie d'un simple album, Big Bang, d'Enneri Blaka, manifeste un style de musique composite à forte dominante funk : l'électro-funk'n'roll. Sur scène ce soir à Strasbourg.
Enneri Blaka, combo alsacien, fait facilement frétiller les popotins en live. Mais à l'écoute de leur premier disque autoproduit Big Bang, aboutissement d'un travail long et minutieux pour un résultat chiadé et respectable, ce sont plutôt les neurones qui se trémoussent. Pas moins de 14 morceaux pour plus de 70 minutes de musique et de sonorités urbaines, le tout avec une touche de modernité ici insufflée au funk des familles.
Mais c'est aussi une tension presque constante qui caractérise Big Bang. Présente dès le titre d'ouverture, un Game over scratché et stressé, elle fait office de fil rouge tout au long de l'album, tout comme le recours à des pirouettes et prouesses techniques mises en oeuvre pour échapper à l'académisme.

 

Des invités
bien choisis

Mélodies complexes sur Enneri Blaka part I ou Keep Your Head High, saxo hystérique dans Human Nature, samples et synthés pour Blue Collars sont autant d'éléments assemblés de ce fameux électro-funk'n'roll dont se revendique Enneri Blaka.
Une poignée d'invités intelligemment choisis fait le reste. Fayssal Benbahmed sur Mains En l'Air ramène un flow doux et séduisant, Angelo Moore (précurseur de musiques fusionnelles avec son groupe Fishbone dans les années 80) apporte son expérience du délire et de l'excentricité sur Blue Collars et White Coats, Gaston un morceau de sa fanfare et Kalevi Uibo sa sidérurgique guitare.
Le tout est enrobé de cuivres malins, d'une basse posée et de groove pour mettre le feu aux fesses. Enneri Blaka part II apporte un soupçon de mysticisme avec son intro hypnotique et ses boucles enivrantes. Et si le combo pêche quelque part, c'est donc par excès, conduisant son funk torturé et malmené vers des recoins obscurs où les Sly Stone et autres Funkadelic l'avaient déjà quelque peu entraîné, et nos oreilles vers une musique dense pas forcément facile à écouter, mais bouillonnante comme il se doit.

 

 

Christophe Schneider

© Dernières Nouvelles D'alsace, Samedi 18 Novembre 2006. - Tous droits de reproduction réservés

publié par Christophe Schneider dans: Musique
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